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  • C'est clair !

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    Nous avons décidé de nous pencher plus spécifiquement sur les questions de finances publiques, parce qu'elles sont aujourd'hui prioritaires et qu'elles servent de prétexte à tous les abus et, en particulier, à une nouvelle avalanche d'impôts,

    Il est impossible pour la France de rembourser sa dette publique. A terme, le défaut est donc inévitable. Il y a moyen encore aujourd'hui de sauver les meubles si l'on accompagne le défaut souverain de la France d'un vaste plan libéralisation de l'économie, privatisations massives, et baisse radicale des impôts.

    Cette libéralisation doit s'accompagner d'une autonomie pour la Bretagne, Autonomie complète en matière d'énergie, d'adduction d'eau et de fiscalité. Pour nous la situation actuelle conduit à la fraude fiscale, et cette fraude fiscale est légitime, puisqu'il s'agit de planquer son argent pour ne pas qu'un voleur, l'Etat français, vous le pique.

    C'est clair !?

  •  UN HISTORIEN COMME LA REPUBLIQUE LES AIME

     

    KERIEN  CHOUANS de GUELVEZ 1795 Article Ouest-France 001  (2).jpg

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    Dans notre République jacobine, l’historien, le journaliste et l’enseignant, en bref l’intelligentsia, occupent une fonction quasi-sacerdotale dans notre conditionnement de citoyen. La presse est omniprésente dans ce processus et Ouest-France ne déroge pas à la règle. Mais ce quotidien procède plus subtilement que les journaux d’opinion, pour être perçu comme un organe d’information indépendant et populaire. Son succès repose essentiellement sur les brèves locales illustrées de photos qui réjouissent tant les personnes qui s’y prêtent.  Car peu de lecteurs, en vérité, achètent ce journal pour ses éditoriaux mielleux emprunts de béatitude macroniste et de folie immigrationniste.  

    Il n’en demeure pas moins une tendance fâcheuse au sein de ce journal. Les informations mêmes les plus anodines reflètent l’entêtement de leur rédacteur à imprimer chez le lecteur, une vision-du-monde strictement conforme à l’idéologie dominante. C’est quasi automatique. Exemple entre mille, l’article intitulé « LA SOMBRE NUIT DU 3 AU 4 OCTOBRE 1795… » paru dans l’édition du 30 septembre dernier dudit quotidien. 

    L’auteur de cet article y relate avec détails à l’appui, l’exécution d’un nommé Jean-Michel Gourlaouen par les Chouans de Guelvez basés à Querrien (Finistère). Ce Gourlaouen avait été imposé aux Querriennois par les autorités révolutionnaires quimperloises, pour remplacer le maire querriennois et prélever les impôts. Or, c’est précisément CETTE NUIT TRAGIQUE où les terroristes sont terrorisés à leur tour, qui a seulement retenu l’attention de son rédacteur. Lequel précise, pour témoigner de la perversité viscérale du combat contre-révolutionnaire, qu’il ne s’agissait pas « d’un acte isolé : toute la région avait subi ce genre d’exactions ». On en tremble d’effroi !   

    Quelle étonnante façon pour un « historien », on en conviendra, de monter en épingle cette exécution politique, tout en taisant les innombrables massacres, atrocités en tous genres et destructions d’édifices commis par les bandes républicaines en uniforme tricolore. Avec les érudits en service commandé, c’est toujours le même modus operandi. Ils braquent rageusement la lampe-torche sur certains faits individuels conformes à leur doxa, tout en laissant dans l’ombre ce qui n’est pas convenable de porter à la connaissance de la foule. Le but étant que celle-ci demeure ad vitam aeternam sous l’influence d’une vérité révélée. Celle du Système en place.

    A l’évidence, ce rédacteur fait cause commune avec ceux dont les ouvrages trônent dans les rayons des Grandes surfaces, ouvrages dont le point commun est d’être en parfaite harmonie avec   la narration officielle. Des ouvrages qu’on croirait tous écrits du même auteur tant leur contenu est « politiquement correct » et d’un style relevant d’une pensée unique. En revanche, il vous faudra beaucoup de persévérance pour découvrir des livres ou revues traitant honnêtement des innombrables atrocités commises par les républicains-jacobins. Ou par leurs successeurs, ces terroristes rouges (FTP) dont le tableau de chasse est des plus éloquents : 622 victimes civiles bretonnes à leur actif, soit un nombre « trois fois plus élevé que les Allemands disparus dans les combats » sur le sol breton (cf. page 452 du livre « Joli mois de mai 1944 » d’Yves  Mervin)

    Et lorsque les ignominies de ces prétendus « héros » et « résistants » sont abordées miraculeusement, cette même intelligentsia progressiste prend alors soin de vous expliquer doctement les raisons impérieuses et la nécessité absolue de leurs « faits d’armes ». Ceux-ci entreraient…dans « le sens de l’histoire ». Où bien relèveraient du « combat pour un monde meilleur… » !!!  Avec le recul du temps, on peut effectivement, en savourer tout le suc. Et jauger l’argumentation éhontée de ces sinistres farceurs.   

    Il est donc naturel de chercher à comprendre le cheminement de ces historiens orthodoxes.  Par suite d’un formatage scolaire et universitaire, tout carriériste ambitieux ou simple quidam avide de reconnaissance, éprouvera le besoin, pour s’assurer une position sociétale des plus flatteuses, de s’aligner scrupuleusement sur les postulats du régime. Par conséquent, « l’historien » prendra des gants avec les faits historiques, pour ne pas froisser certaines susceptibilités prospérant sur le passé. Et dans le cas où il transgresserait, même inconsciemment, un dogme défini par la loi, il sera alors cloué ipso facto au pilori. Avec mort sociale, ruine financière et embastillement. En cela, le Jacobinisme d’aujourd’hui diffère peu du Soviétisme d’hier. Tout cela s’exécute, certes, sans brutalité sanglante, mais avec beaucoup d’hypocrisie accompagnée du discours humaniste en vigueur. Quant à notre vie quotidienne ponctuée, de façon lancinante, par les vocables « Républicain » et « Valeurs républicaines », cela est comparable à l’époque soviétique où fleurissaient jusqu’à la nausée les vocables « Socialiste » et « Paradis socialiste ».      

    Qu’en déduire, sinon que les historiens alignés ne sont pas historiens mais avant tout des militants agissant en propagandistes de la cause franco-républicaine et cosmopolite. Tout comme les « Philosophes des Lumières » n’ont jamais été des philosophes mais d’authentiques idéologues révolutionnaires.

    Enfin, l’auteur de cet article de presse termine son propos, par un avertissement en caractères gras, à l’adresse de lecteurs qu’il juge insuffisamment informés : « Il reste probablement à Querrien une tradition orale plus favorable aux Chouans qu’à la République… ». !!!   

    Oui, mille fois oui, Monsieur Jean-Jacques Gouriou « historien quimperlois », parce qu’il faut bien vous nommer. Nous nous rejoignons sur ce point. Il existe bien, en dépit du bourrage de crâne franco-républicain, « une tradition orale plus favorable aux Chouans ».  Elle est essentiellement orale parce que la totalité de la presse et des médias se refuse à l’évoquer. Tradition orale qui est partagée non seulement en Cornouaille, mais dans toute la péninsule bretonne. Elle fait partie de notre Mémoire bretonne et celte. Même si celle-ci est actuellement mise sous le boisseau au profit d’une autre « Mémoire » qui ne nous concerne pas.

    Contrairement à vous, monsieur l’historien, nous ne mériterons jamais la reconnaissance franco-républicaine. Et, c’est heureux. Car nous ne la recherchons pas. Nous la fuyons, même.  Cependant, cela nous réjouit le cœur de vous faire savoir que nous sommes toujours là, après plus de deux siècles de propagande ripoublicaine et après cinq siècles d’asservissement par l’Etat français.

    Faut-il que votre régime soit bien fragile pour ne laisser fuiter la moindre évocation en faveur de vos adversaires ? L’Histoire vous jugera. En fait, elle a déjà commencé puisque votre monde est en train de s’écrouler sous nos yeux…

    Jakez GWILLOU (15 octobre 2021)   

  • Peuple, Nation, Etat : quand trois concepts se confondent dans les esprits

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    [TRIBUNE LIBRE] Peuple, Nation, Etat : quand trois concepts se confondent dans les esprits

     
    Article proposé par AR GEDOUR https://www.argedour.bzh/tribune-libre-peuple-nation-etat-trois-concepts-se-confondent-esprits/
    Temps de lecture : 11 min

     

    La situation de la Catalogne permet d’inviter le lecteur à se pencher sur un sujet délicat mais nécessitant des explications et un débat. Que ce soit pour la Catalogne ou l’Ecosse, que ce soit pour l’Irlande ou pour l’Ukraine, que ce soit pour la Corse, le Pays Basque, l’Alsace ou la Bretagne, et bien d’autres, s’impose un constat  : le citoyen, mais aussi ses dirigeants, confondent aisément les notions de peuple, de nation et d’Etat. Et c’est certainement cette confusion – volontaire ou non – du concept d’appartenance qui peut conduire un individu, non reconnu en ce qu’il est, à une certaine radicalisation, passant d’un souhait minime régionaliste à une volonté d’autonomie puis d’indépendance. C’est aussi cette confusion qui amène à une conception à géométrie variable du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’histoire l’a démontré à travers les siècles, et plus particulièrement depuis le XVIIIème siècle.

    On arguera certainement que les concepts sont aussi confondus ici, et c’est pourquoi nous allons tenter d’être le plus précis possible tout en évitant une trop fastidieuse lecture. Evidemment, cette tribune publiée par le site Ar Gedour peut être l’objet de discussions, car son seul but est de susciter l’interrogation du lecteur.

     

    UN SIMPLE RAPPEL

    Il n’est pas inutile de rappeler que sous l’Ancien Régime, les découpages territoriaux coïncidaient rarement avec la répartition des nations ou des populations. Ainsi, les empires étaient souvent multinationaux. Mais sous l’influence des Lumières (citons notamment Voltaire et Rousseau) puis d’auteurs inspirés par Kant sur la question nationale, la question d’un pouvoir central stable va devenir récurrente. Mais pour ce faire, il était nécessaire de redéfinir les notions d’appartenance, et faire table rase des découpages de l’Ancien Régime. Plutôt que de partir de l’individu et des peuples, il importait de partager une histoire commune, un territoire commun, une langue commune, selon des traits immuables, permettant bien plus qu’avec des gens d’horizons différents d’oeuvrer ensemble à un bien commun national (qui en vérité est donc supranational), plus enclins à se lever ensemble face à des peuples aux intérêts contraires. L’idée est donc bien de faire émerger une conscience populaire nationale. Mais le souci est que cela part d’un concept artificiel que l’on pourrait aisément qualifier d’hors-sol, puisque ne partant pas du réel.

    Il n’y a pas de peuple alsacien. Il n’y a qu’un seul peuple français ! (Manuel Valls, 2014)

    Peu à peu les notions de peuple, de nation et d’Etat ont glissé et se sont confondues, générant des complications et des effets boule de neige. Ainsi, à ce jour, le mot « nation » est ambigu car il renvoie automatiquement à « peuple » ou « Etat » alors même que ces deux mots ne sont pas synonymes. Certains politiques n’ont pas manqué de dire, il n’y a pas si longtemps, « qu’il n’y a pas de peuple alsacien. Il n’y a qu’un seul peuple français » (Manuel Valls, 2014) ou qu’ « il n’y a pas de peuple corse » (Henri Guaino, 2015). Tout comme l’ambassadeur d’Espagne récemment qui parlait du peuple espagnol. Nous constatons ici aussi un déficit de réflexion sur cette question conceptuelle.

    C’est justement par ce flou que sont provoqués ou entretenus, volontairement ou non, des conflits qui n’auraient pas lieu d’être si l’on ne tentait de faire passer un concept au-dessus des autres, faisant passer l’humain après la structure sociétale. L’étude du vocabulaire nous semble primordiale pour mieux comprendre certaines situations que l’on pourrait aisément éviter.

     

    PEUPLE

    Tout doit partir de l’humain, qui constitue une famille, puis un peuple. Un peuple, c’est le résultat d’une union sociale donnant une communauté. Ce mot désigne l’ensemble des humains vivant en société sur un territoire déterminé et qui, ayant parfois une communauté d’origine, présentent une homogénéité relative de civilisation, sont liés par une langue propre, un certain nombre de coutumes et d’institutions communes et transmissibles. C’est le cas de la Catalogne, que certains sur Twitter n’ont pas manqué de qualifier avec mépris de construction ethno-linguistique. C’est le cas de la Bretagne, de la Corse, de l’Alsace, de Tahiti, de l’Ecosse, etc…

    Certains argueront que cette définition peut s’appliquer par exemple à la totalité des français, ou la totalité des espagnols, pour ne citer qu’eux. Mais une similitude culturelle plus ou moins flagrante, souvent due à la domination conquérante d’un autre groupe de personnes plus nombreux ou plus fort, n’implique pas que le mariage forcé engendre un nouveau peuple, un homme nouveau.

    Car la question qui se pose est bien la suivante : par le terme de « peuple »,  entend-on l’ensemble des citoyens, dans la lignée de la doctrine révolutionnaire française, ou désigne-t-on plutôt par lui des hommes, ou des groupes d’hommes, définis par certaines caractéristiques communes, comme la religion, la langue, la naissance, ou l’appartenance ethnique – des caractéristiques chaque fois différentes donc, mais qui semblent être toutes, contrairement à la notion de citoyenneté, non politiques ?

    La réponse (ou une piste de réponse) peut se trouver dans cette idée que le terme de peuple est lui même inapproprié dans certains cas, le sens même du mot ayant été perverti.

     

    NATION

    Une population, un peuple, devient une nation suivant certains critères. Il est nécessaire de préciser ici que le terme « nation » n’est pas reconnu juridiquement, et sa définition peut varier en fonction des zones géographiques. Originellement, une nation fait référence à une population vivant sur un même territoire et unie par une même histoire, culture, langue voire origine ethnique. Une nation peut  -mais ce n’est pas toujours le cas – disposer d’une entité politique et constituer alors un gouvernement autonome, voire un Etat indépendant.

    La notion moderne de nation émerge véritablement au XVIIIè siècle, avec l’héritage de la révolution française. La « nation assemblée » prend peu à peu la place du roi, avec la dimension révolutionnaire ad hoc, à des lieues de ce qu’affirmait Louis XV en 1766 :

     L’ordre public tout entier émane de moi: Que j’en suis le gardien suprême: Que mon peuple n’est qu’un avec moi; et que les droits et les intérêts de la nation, dont on ose faire un corps séparé du Monarque, sont nécessairement unis avec les miens, et ne reposent qu’en mes mains ( (Procès‑verbal de la séance du Parlement de Paris, tenue par le Roi le 3 mars 1766, p. 7.)

    La nation doit désormais incarner un être mystique dans la lignée de ce que disait Renan en 1882 :

    Une nation est une âme; un principe spirituel. Deux choses, qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs, l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis ( … ) Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé, elle se résume pourtant dans un fait tangible: le consente­ment, le désir clairement exprimé de continuer la vie com­mune. Qu’est‑ce qu’une nation?

    On entre un peu « en nation » comme on entrerait en religion, une communauté de croyants composée de chacun des citoyens, qui se réfère à son livre sacré (roman national), à ses tables de la loi, à une mystique propre. Pour préciser notre propos, nous renvoyons le lecteur aux écrits de Vincent Peillon sur la mystique républicaine.

    Rappelons ici que trop souvent, on a tendance à confondre les termes « nation » ou « Etat » avec celui de « pays ». Il n’est donc pas inutile de préciser que le pays (du latin pagus) est une entité géographique dans laquelle vit tout ou partie d’un peuple (dans la mesure où il a pu s’établir dans plusieurs lieux distincts), ce qui permet aussi d’introduire la notion de patrie comme le pays propre à un certain peuple (de naissance ou par choix d’adoption mutuelle), avec ce principe de liberté inhérent à la patrie, oublié dans le glissement sémantique couvrant l’époque où l’on considérait que « le patriotisme le plus parfait est celui qu’on possède quand on est si bien rempli des droits du genre humain qu’on les respecte vis‑à‑vis tous les peuples du monde »(chevalier de Jaucourt – encyclopédie Tome XII, 1765).

     

    ETAT

    L’Etat, c’est cette structure – personne morale- gouvernementale permettant de gérer la nation, institution juridique organisant la vie commune des membres d’un ou plusieurs peuples, que cela aille de la cité-Etat (par exemple, le Vatican) de la taille d’une ville à l’Empire, un état rassemblant de vastes territoires et dominant plusieurs peuples différents.

    Au fil du temps, la sémantique et la nécessité a donné le jour au concept d’État-nation, c’est à dire que le territoire de l’état correspond au territoire géographique d’une même nation (ou comme nous le constatons au vu de l’actualité, de la construction multinationale qui a donné naissance à une seule entité dite nationale)… mais plus encore.

    Le site de l’UNESCO définit que la nation comme nous la pensons aujourd’hui est un produit du 19ème siècle. Depuis les temps modernes, la nation est reconnue comme « la » communauté politique qui assure la légitimité d’un état sur son territoire, et qui transforme l’Etat en Etat de tous les citoyens. La notion d’Etat-nation insiste sur cette nouvelle alliance entre nation et état. La nationalité est censée lier le citoyen à l’Etat et aux avantages des politiques sociales de l’Etat Providence.

    Le site ajoute que l’état-nation est un domaine dans lequel les frontières culturelles se confondent aux frontières politiques. L’idéal de l’état-nation est que l’état incorpore les personnes d’un même socle ethnique et culturel. Cependant, la plupart des états sont polyethniques. Ainsi, l’état-nation « existerait si presque tous les membres d’une seule nation était organisés en un seul état, sans autre communautés nationales présentes. Bien que le terme soit souvent usité, de telles entités n’existent pas »

     

    POUR ALLER PLUS LOIN

    En dépit de ce que l’on peut entendre, une nation n’est pas toujours synonyme d’Etat. Il existe -nous le voyons- des nations sans états, et des états dans lesquels cohabitent plusieurs nations.

    Pour bien comprendre l’histoire et certaines aspirations, il est nécessaire d’avoir en tête que des peuples ont (ou ont eu) leur propre nation. Mais par le jeu des conquêtes, des mariages et jeux d’influences à vocation géopolitique, des peuples se sont retrouvés sans nation, voire se sont retrouvés écartelés entre plusieurs Etats conquérants, et ces nations se sont retrouvées sans Etats. Le cas de la Bretagne est flagrant et pour qui ne connait pas l’Histoire de France et de Bretagne, il est difficile de comprendre certaines revendications qui existent toujours aujourd’hui. Il en est de même en bien d’autres lieux.

    Pour en revenir aux aspirations diverses, que ce soit en Catalogne ou ailleurs, nous constatons que face à des Etats centralisateurs faisant fi des peuples alors même qu’ils ont été mis en place pour permettre le développement des peuples qu’ils servent (nous disons bien « qu’ils servent » et non « qu’ils dirigent »), il n’est pas surprenant qu’ensuite, lorsque l’un de ses peuples considère que son développement est entravé par l’autorité en place, le retrait ou le renversement de cette autorité devient une expression du développement national. Et toute velléité visant à réprimer ces aspirations ne peut que contribuer à l’exacerbation d’un sentiment qui à la base ne relève que d’un souhait de reconnaissance en tant que tel, une volonté de ne pas voir mourir une part de soi-même par des agressions extérieures mettant en péril la culture de son peuple. Une mort intérieure qui vient lorsque êtes privé de votre propre culture, c’est-à-dire quand vous êtes privé d’avoir une vie intérieure authentique. Reconnaître les peuples et accepter qu’ils soient eux-mêmes, c’est reconnaître l’humain en ce qu’il est.

    Le concept national est donc actuellement dans l’esprit des gens comme un concept fourre-tout partiellement ou totalement erroné, impliquant des incompréhensions mutuelles. Si chaque mot était utilisé à bon escient et non dans la volonté d’entretenir un certain flou à but idéologique, il est plus probable que certaines questions ne se poseraient plus.

    L’étude sémantique, aux racines de la paix et d’un humanisme intégral ?