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Garde nationale ? réserve opérationnelle ? polices locales ? milices privées ? unités territoriales ?

 

Vieille comme la révolution française la notion de garde nationale évoque irrésistiblement un ersatz de force armée dont la « politisation » inéluctable est inhérente au système des partis; d’où l’extrême importance de son encadrement.

La profonde coupure existant entre les instances gouvernementales et la société civile doit  conduire à privilégier les initiatives locales plus faciles à déconnecter des stratégies partisanes (les partis vont s’en donner à cœur joie pour instiller leurs idéologies dans les différents mouvements de mobilisation civique). Les polices municipales, les élus chargés de la sécurité, les acteurs du quadrillage territorial (paroisses, association à vocation civique, culturelles et cultuelles, presse locale notamment hebdomadaire, …) sont des acteurs qu’il faudra prioritairement associer pour conduire la guerre dont le gouvernement nous annonce tous les matins la réalité. 

Soyons encore conscient du fait que ces appels gouvernementaux, tant à la réserve qu’à la garde nationale visent à purger la société des éléments les plus dynamiques qui initient déjà à travers la France des embryons de milices privées ou tout simplement des réseaux de sécurisation (par exemple « voisins vigilants »). Une course de vitesse est engagée entre les facteurs de désagrégation de la société et les capacités de l’Etat à les combattre.

Et si la réponse pertinente venait des collectivités et des corps intermédiaires de Bretagne ?

Et si nous bâtissions notre propre garde nationale ?

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